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7.17.2004

 

Pourquoi préférer la pluralité des états

Il pourrait paraitre contradictoire d'opposer un projet de constitution visant à unifier l'Europe alors que les libéraux réclament la mondialisation, la réforme économique de la France, le libre-échange, et opposent le nationalisme d'état.

Cependant il n'y a pas de contradiction. Si l'on compare les niveaux de la réglementation et de la fiscalité au sein des états members de l'union européenne, on remarque des divergences. Par exemple au Luxembourg les droits de succession pour les héritages n'existe pas. En Slovaquie l'impôt sur le revenu est 19% pour tous les niveaux de revenus. En France on ne paie plus la vignette pour les automobiles des particuliers.

On pourrait réclamer la standardisation de l'imposition à travers l'UE pour empêcher la dislocation sociale provoquée par les fuites de capitaux vers les régions européennes les plus avantageuses pour les investisseurs. Sans compter le problème qu'une telle politique ne fait qu'exporter les investissements à l'extérieur de l'Europe, par example en Inde ou en Chine, cela détruit l'avantage de la diversité.

En effet, avec 25 états membres, voila autant de choix dans l'équilibre entre les coûts sociaux et la productivité des entreprises dans chaque pays. Si les impôts locaux en France sont moins élevés et les coûts administratifs moins onéreux qu'en Belgique, à court-terme les entreprises belges auraient tendance à s'implanter en France. Mais tant que la diversité existe, les autres gouvernements pourront baisser leurs impôts afin d'encourager les entreprises, soit à rester sur place, soit quitter un 'régime conccurentiel'. Loin d'être un désavantage, cette concurrence encourage la propagation des meilleurs pratiques d'un état aux autres.

La constitution européenne ne supprimerait pas immédiatement la concurrence des régimes fiscaux en Europe. Mais elle ouvre la porte à un activisme juridique de la nouvelle cour suprème européenne. Celle-çi risque d'intervenir dans le domaine de la fiscalité sous les rubriques de 'la protection sociale' ou autres notions vagues. La conséquence presqu'inévitable d'une telle intervention serait l'augmentation générale des impôts et de la sur-reglementation.

Il existe un problème de 'déficite démocratique' dans les institutions européennes. Malheureusement, ce projet bureaucratique de constitution n'est pas la bonne solution.

7.16.2004

 

L'"outreach" pour la campagne

Nicolas Dupont-Aignan, candidat à la présidence de l'UMP fera campagne contre la constitution de l'eurocorporatisme. Dans sa lettre de liaison des nouveaux gaullistes de la majorité, M. Dupont-Aignan s'explique:
En décidant de consulter les Français par référendum sur la Constitution européenne, le Président de la République a répondu à notre souhait, soutenu par les milliers de signataires de notre pétition nationale. Nous avons donc eu raison de nous mobiliser.
Ce référendum, qui aura lieu en 2005, marquera, quelle qu’en soit l’issue, l’histoire de notre pays : soit les Français, cédant à la pensée unique, se résigneront à faire une croix définitive sur leur indépendance et donc sur leur liberté, soit comme nous l’espérons, ils reprendront en main leur destin et feront le pari de bâtir une autre Europe, compatible celle-là avec la République, ses valeurs et son projet de société.
 
Soyons clair. Combat ne prend pas position pour aucun courant, tendance ou parti politique. Nous opposons simplement la formation d'un Léviathan à l'echelle européenne. Quels que soient les différends qui peuvent nous séparer sur bien d'autres sujets, tout opposant du gigantisme d'état sera le bienvenu dans cette campagne.
 
Ainsi, que M Dupont-Aignan soit élu ou pas président de l'UMP pour remplacer le repris de justice Juppé, nous souhaitons que le vainqueur prenne conscience de l'atteinte à la liberté que représente le projet de constitution.


7.15.2004

 

"Aux urnes citoyens!"

Le quatorze juillet 2004, le président annonce que le projet de constitution européenne sera présenté aux Français pour ratification.

Aujourd'hui, le 15 juillet 2004, nous démarrons Combat, le blog de la résistance. Pas question de répéter les erreurs du référendum de Maastricht.

Ce blog sera mis à jour au moins quotidiennement avec les nouvelles de la campagne et des indications pour mobiliser un vote destiné à faire échouer les ambitions néfastes du corporatisme européen.

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